Le Conseil d’Administration de Ciments Français (Italcementi Group), qui s’est réuni le 3 mars sous la présidence de Monsieur Yves René Nanot, a examiné et arrêté les comptes sociaux et consolidés de l’année 2009.
Au cours de l’exercice 2009, dans un contexte économique mondial dégradé, les volumes vendus par le Groupe ont enregistré une baisse sensible dans les trois métiers, avec toutefois une diminution moins prononcée au quatrième trimestre. Les baisses les plus marquées ont concerné l’Europe de l’Ouest et l’Amérique du Nord, alors que dans certains pays émergents le Groupe a vu ses volumes de ventes progresser par rapport à 2008.
La chute des volumes, malgré une bonne tenue des prix de vente moyens, a entraîné une diminution du chiffre d’affaires et des résultats. Néanmoins, le programme de réduction des coûts adopté par le Groupe au début de la crise a permis la bonne tenue du taux de marge en 2009 à un niveau équivalent à celui de 2008. Le maintien du cash flow opérationnel et surtout la réduction du besoin en fonds de roulement ont permis de réduire l’endettement financier net de 159 millions d’euros.
Les actions entreprises pour renforcer l’efficacité industrielle ont permis de réaliser en 2009 de significatives économies de coûts variables et fixes d’environ 170 millions d’euros. Pour 2010, ces actions et le contrôle des coûts devraient se traduire par une économie complémentaire quoique significativement plus basse que celle de 2009.
Les volumes vendus sur l’ensemble de l’année, à périmètre comparable, sont en baisse de 8,9 % (-8,7 % à périmètre historique) à 46,5 millions de tonnes pour le ciment et clinker, de 17,8 % à 39,1 millions de tonnes pour les granulats et de 21,5 % (-19,2 % à périmètre historique) à 11,2 millions de mètres cubes dans le béton prêt à l’emploi.
Dans le secteur du ciment, les volumes vendus sont en baisse dans tous les pays industrialisés (France, Espagne et Amérique du Nord en particulier), alors que dans les pays émergents l’évolution est plus contrastée : l’Égypte, la Chine et le Kazakhstan enregistrent une croissance des volumes vendus par rapport à 2008, tandis que le Maroc affiche des volumes en ligne avec ceux de l’exercice précédent.
Le chiffre d’affaires consolidé de l’année 2009 s’élève à 4 215,4 millions d’euros en baisse de 11,7 % par rapport à 2008 (-13,4 % à périmètre et taux de change comparables) et ce, malgré une bonne tenue des prix de vente. Le chiffre d’affaires a progressé dans certains pays émergents, comme l’Égypte, le Maroc et la Chine.
Les résultats opérationnels ont été pénalisés par l’important effet volume mais ont bénéficié d’une évolution positive des prix moyens, qui s’est ralentie au cours du second semestre ; globalement, les programmes liés à la gestion des coûts opérationnels ont permis de porter de 21,4 % en 2008 à 21,6 % en 2009 le ratio RBE courant/Chiffre d’affaires.
PERSPECTIVES
En 2009, dans un contexte très incertain, le Groupe s’était fixé des objectifs qu’il a largement atteints en dépit d’une forte diminution des volumes vendus.
En 2010 le groupe s’attend à bénéficier de la poursuite des efforts de productivité et de contrôle des frais fixes initiés fin 2008, et des premiers effets positifs du démarrage des nouveaux outils industriels. Par contre, l’évolution globalement négative des facteurs de marché -- volumes et prix de vente -- ainsi que la probable hausse des prix des combustibles devraient peser négativement sur le résultat.
Les efforts réalisés ces deux dernières années permettront au Groupe d’être en position de bénéficier des effets de la reprise économique dès qu’elle se manifestera.
Les procédures d’audit sur les comptes consolidés ont été effectuées. Le rapport de certification est en cours d’émission.
Le résultat brut d’exploitation courant s’élève à 908,8 millions d’euros (-11,0 %) tandis que le résultat d’exploitation à 506,4 millions d’euros (-16,6 %) a été grevé par des dépréciations d’actifs industriels, situés principalement en Thaïlande.
Le résultat financier s’élève à -73,7 millions d’euros contre -123,7 millions d’euros en 2008, en raison de la baisse des frais financiers liés à l’endettement, de l’augmentation des coûts d’emprunts capitalisés et de l’enregistrement en 2008 de charges financières nettes non récurrentes.
La baisse des frais financiers liés à l’endettement résulte de la baisse des taux d’intérêt et de l’évolution de la structure de financement.
Le résultat net, après résultat financier et impôt, s’élève à 337,3 millions d’euros en baisse de 4,2 %. Le résultat net part du Groupe diminue de 11,9 % à 234,3 millions d’euros (contre 266,0 millions d’euros en 2008), après la prise en compte de la quote-part de bénéfices revenant aux minoritaires, essentiellement en Egypte et au Maroc.
En 2009, les investissements financiers et industriels s’élèvent à 643,5 millions contre 693,1 millions en 2008, et ont concerné pour l’essentiel les travaux de modernisation et d’expansion des usines en Amérique du Nord (Martinsburg), au Maroc (Ait Baha) et en Inde (Yerraguntla).
Grâce à une gestion rigoureuse des flux financiers, en particulier la diminution du besoin en fonds de roulement, l’endettement financier net au 31 décembre 2009 est en baisse de 159,5 millions d’euros à 1 562,3 millions d’euros.
Les capitaux propres sont en hausse de 139,2 millions d’euros à 3 896,5 millions d’euros et le ratio d’endettement (endettement net/capitaux propres) s’établit à 40,1 % contre 45,8 % à fin 2008.
Le résultat net de Ciments Français SA pour 2009 est de 128,4 millions d’euros (171,4 millions d’euros en 2008).
l sera proposé à la prochaine Assemblée Générale convoquée le 13 avril 2010 un dividende de 3 euros par action, payable à partir du 5 mai 2010 (identique au dividende versé au titre de l’exercice 2008).
QUATRIÈME TRIMESTRE 2009
Le 4ème trimestre a été impacté par une baisse des volumes par rapport à 2008 pour l’ensemble des activités. Toutefois, cette baisse a été moins forte que celles observées aux 3 premiers trimestres 2009. Les ventes de ciment ont progressé dans les pays émergents, à l’exception de la Bulgarie et de la Turquie.
Le chiffre d’affaires du 4ème trimestre est en baisse à 979,4 millions d’euros, soit -13,9 % par rapport à celui de 2008. L’Égypte, le Maroc et la Chine ont vu leur chiffre d’affaires progresser. Le résultat brut d’exploitation courant, pénalisé à la fois par la baisse des volumes et des prix de vente est, à 187,9 millions d’euros, en retrait par rapport à 2008. Rapporté au chiffre d’affaires, ce résultat est stable.
PERSPECTIVES
En 2009, dans un contexte très incertain, le Groupe s’était fixé des objectifs qu’il a largement atteints en dépit d’une forte diminution des volumes vendus.
En 2010 le groupe s’attend à bénéficier de la poursuite des efforts de productivité et de contrôle des frais fixes initiés fin 2008, et des premiers effets positifs du démarrage des nouveaux outils industriels. Par contre, l’évolution globalement négative des facteurs de marché -- volumes et prix de vente -- ainsi que la probable hausse des prix des combustibles devraient peser négativement sur le résultat.
Les efforts réalisés ces deux dernières années permettront au Groupe d’être en position de bénéficier des effets de la reprise économique dès qu’elle se manifestera.
Les procédures d’audit sur les comptes consolidés ont été effectuées. Le rapport de certification est en cours d’émission.